Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Théâtre en Normandie

Loïc Lachenal à l'Opéra de Rouen : l'urbanité et l'ouverture

31 Mars 2017 , Rédigé par François Vicaire

Les jeux sont faits ou plus exactement la messe est dite : l'opéra de Rouen Normandie a trouvé un successeur à Frédéric Roels. Il s'agit de Loic Lachenal qui prendra ses fonctions en octobre prochain et ce pour une durée de cinq ans.

Ce presque « quadra » (il est né en 1978) s'est détaché d'un peloton de six personnalités qui toutes, à des degrés divers, pouvaient prétendre à un poste qui est politiquement et artistiquement stratégique. Dans la perspective d'un pôle « Opéra » qui va englober la grande Normandie, la maison, aprés avoir été pendant deux siècles le « Théâtre des Arts », s'ouvre en effet à une nouvelle dimension et le choix de celui (ou de celle car une candidature féminine fut jusqu'au bout sur la sellette) qui en prend la responsabilité est déterminante dans l'avenir de la maison et par voie de conséquence dans celui d'une région élargie.

On pouvait se demander quel allait être le choix de l'Etablissement public Opéra de Rouen Normandie présidé par Catherine Morin-Desailly. Soit, on optait pour un chef d'orchestre ou un metteur en scène ou bien on se dirigeait vers une direction plus administrative sans qu'elle soit pour autant coupée des impératifs artistiques qu'implique une gestion d'opéra.

Il semble bien que le choix de Loïc Lachenal réponde à ces deux exigences. Il connaît déjà bien Rouen pour avoir été délégué artistique pour « Accentus » de 2006 à 2011. Directeur de production pour « Musicatreize » avec Roland Hayrabedian, il a été également administrateur adjoint à l’Opéra de Saint-Etienne en 2001 et chargé de production et de programmation à l’Opéra de Massy 2000.

Le monde de la musique et de la voix lui est donc familier mais on retiendra surtout le rôle stratégiquement déterminant au sein des « Forces musicales »... une structure née de la fusion entre la Chambre professionnelle des directions d'opéra et les structures orchestrales. C'est lui qui aux côté d'Alain Surrans, alors directeur de l'Opéra de Rennes et, depuis cette année, directeur d'Opéra Angers-Nantes Opéra, a conduit les étapes d'une convergence d'intérêts qu'il fallait mettre en place en tenant compte des demandes et des besoins de chacun.

On peut donc dire que Loïc Lachenal maîtrise parfaitement le paysage musical et lyrique français. On lui accorde un art de la négociation, une grande urbanité et une efficacité souriante qui font de lui un interlocuteur avisé et d'une grande ouverture d'esprit.... Des qualités qui lui permettront certainement de tenir la maison dans ue ambiance à la fois sereine et laborieuse. Passionné de musique et de lyrique, il « hante » les maisons d'opéras dont il connaît les arcanes administratives et les ressoures artistiques et humaines.

Des éléments qui devraient donner à l'Opéra de Rouen-Normandie des opportunités de co-productions accrues.

Pour l'instant les intentions artistiques de Loïc Lachenal ne sont pas encore détaillées, du moins pour le grand public. Prenons patience et attendons qu'il nous en dise plus d'ici quelque temps.

 

Lire la suite

Christelle Theuret et Jean-François Levistre... quand l'amour chante

29 Mars 2017 , Rédigé par François Vicaire

Le couple est un argument qui depuis toujours fait mouche.

De la littérature au théâtre en passant par le cinéma, il reste une valeur indémodable sur laquelle les publics de tous âges et de toutes générations ont des chances de s'y retrouver …. ou s'y perdre.

De l'amour-passion des débuts aux désamours des fins de liaison, la circonvolution des sentiments se déroule comme une mélodie qui n'aurait pas de fin.

Christelle Theuret et Jean-François Levistre ont construit autour de cette histoire éternellement recomposée un bien sympathique spectacle qui sur le mode désinvolte du cabaret dissèque toutes les étapes qui jalonnent l'évolution des sentiments.

C'est clair, joyeux, avec de temps à autre de réelles poussées de mélancolie.  Mais l'entrain et les capacités d'enthousiasme des interprètes s'emploient à désamorcer les drames qui dorment sous la cendre des bonheurs contrariés et ne demande parfois qu'à se réveiller.

Pour cette petite encyclopédie  du « Tendre » à laquelle Mademoiselle de Scudéry n'avait pas pensé,  le duo Theuret-Levistre a fait appel à quelques spécialistes dans le domaine de l'amour, de ses joies et de ses contradictions.

Chacun y apporte une petite musique  différente mais l'ensemble forme une variation sur le thème du « je t'aime … moi non plus » de Gainsbourg auquel répond en contre-point – ou en contre-chant - la superbe « Complainte des vieux amants » de Brel.

En fait, ce spectacle mis en espace avec l'amicale complicité de Jean-Claude Caillard est un véritable panorama dans lequel textes et chansons se répondent et se complètent pour dessiner un paysage composé de plusieurs vies et de plusieurs amours.

Pour un semblable sujet, la mobilisation est générale. Elle va de Tchekov à Prévert, de Feydeau à Anouilh et de Renaud à Mistinguett !

Comme on le voit il n'y a pas d'exclusives dans l'univers amoureux de Christelle Theuret et de Jean-François Levistre. Dans une succession de petites scènes dans lesquelles ils jouent avec toutes les ressources d'un choix qui prend ses références parmi les meilleurs, ils se renvoient la balle - et les couplets - avec un humour  tout à fait réjouissant. Ils sont aidés par Yves Mouchel qui leur apporte une solidité musicale et parfois vocale qui donne un relief très tonique à l'ensemble avec un répertoire qui joue avec les réminiscences et qui bouscule les genres en allant des plus joyeux aux plus graves en même temps qu'elle réveille les souvenirs et leur donne l'assurance qu'en amour rien n'est jamais tout à fait fini et qu'il suffit d'une romance pour le faire chanter à nouveau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite

Prévert chez « Petit à Petit » : juxtaposer le trait et la rime

24 Mars 2017 , Rédigé par François Vicaire

Corneille, Rostand, bientôt Racine et Jarry…. Olivier Petit aime les auteurs et s'emploie à les faire découvrir sous une facette qui rompt avec l'académisme qui en général les accompagne pour donner aux lecteurs – surtout aux plus jeunes – l'occasion de les aborder d'une manière plus ludique.

La bande dessinée à cet avantage de dire et de montrer vite sans pour autant trahir l'essence même des textes. Chez « Petit à Petit » c'est un principe qu'on a érigé depuis longtemps comme une vertu pédagogique.

C'est un exercice d'autant plus périlleux que la manière de montrer les choses de doit rien entamer du respect que l'on doit porter à des personnages dont les noms sont inscrits dans le marbre d'une notoriété immémoriale.

Bref, pour résumer, on ne fait pas n'importe quoi avec les vers de Corneille ou de Racine

Il s'agit, en effet, de donner aux images une cohérence parfaite entre ce qu'on est appelé à lire et ce qu'une nouvelle esthétique donne à voir et d'une certaine manière à entendre. Mais c'est là où le travail réalisé en équipe chez « Petit à Petit » est épatant. Il ne manque rien dans la musique des mots et des phrases. Le découpage fort adroit maintient le rythme que réclame celui de la versification.

Ainsi Rodrigue devient un super héros de BD sans rien perdre de sa superbe tragique, Cyrano passe d'une image à une autre sans sauter une seule strophe en évitant d'oublier un enjambement qui mettrait le souffle d'une tirade en péril.

Le dernier en date de ce travail d'adaptation intelligente est consacré à Prévert. Il n'était pas évident de puiser dans une production aussi dense pour arriver à cerner le parcours d'un poète aux cordes multiples et de naviguer dans des univers aussi différents que la guerre des tranchées en 14 ou la chanson d'un escargot qui va à un enterrement.

Cette fois, l'unité se fait …. à l'unité. En effet, Olivier Petit – qui s'est investi dans le scénario de certains textes entre autres avec Daniel Pecqueur et de Mathieu Gabella - a confié l'illustration et le découpage de chacun d'eux à des artistes différents.

C'est à chaque fois un nouveau regard, une nouvelle approche, une sensibilité plus ouverte en même temps qu'un intéressant travail sur la fonction même de la BD avec, par moment, l'occurrence d'un double regard.

Ces dix poèmes sont autant d'étapes dans la vie de Prévert. Les textes choisis ponctuent des émotions et des bonheurs fragiles.

Chacun des illustrateurs (Gwendal Blondelle, Sophie Chaumard, Clod, Olivier Desvaux et Raphaël Gauthey) à construit un monde à l'image ce qui revenait au texte.

Une manière de juxtaposer le trait et la rime. Un exercice à la Prévert !

Dessin de couverture :Christelle Espié

Lire la suite

La Seine-Maritime : la terre d'élection de la parole

22 Mars 2017 , Rédigé par François Vicaire

Marianne Clévy devrait offrir une boussole à ceux qui cherchent à s'y retrouver dans la nouvelle programmation de « Terres de Paroles » qu'elle a mise en place.

En effet dans le foisonnement de cette exploration au pays des livres qui commence dès le 23 mars et va se terminer fin avril, les propositions sont telles que l'on a du mal à sélectionner son bonheur au milieu de tous ceux qui sont proposés.
Heureusement, les choix sont quelque peu facilités grâce aux thématiques qui s'emploient à lancer des pistes autour desquelles s'organise une multitude de rencontres, de lectures, de théâtre avec en prime des rendez-vous tout azimut qui s'éparpillent un peu partout en Seine-Maritime.

L'objectif , généreux, se donne pour mission de porter la bonne parole culturelle dans les principales villes de département mais aussi dans le moindre chef-lieu d'arrondissement... un principe particulièrement louable et qui justifie une dispersion d'intérêt qui a l'avantage de démultiplier les demandes mais l'inconvénient de restreindre le « champ des possibles » alors qu'on aurait envie de tout voir et de tout entendre.

« Amour, justice et débordements » , « Mémoire pour le futur», l'Oulipo et une immersion dans la « galaxie Tolkien » sont les points forts autour desquels s'organise un itinéraire d'une richesse exceptionnelle dont il faudra, pour bien en profiter, fixer minutieusement les étapes en s'offrant le luxe de quelques déviations surprenantes comme la randonnée à vélo.dédiée à l'Oulipo auquel un large volet est consacré. On est surpris, d'ailleurs, qu'il n'y ait pas eu de place pour le Moulin d'Andé, grand centre de  pensée  oulipienne où séjourna jusqu'à la fin de sa vie Maurice Pons, ami de longue date de Paul Fournel et où Sylvie Habault et Guy Faucon entretiennent, contre vent et marée, l'esthétique et le ton d'un esprit authentiquement oulipien.

Lors de la dernière édition de « Terres de paroles » nous avions déploré que la Normandie ait été si peu représentée ou du moins reléguée au second plan par rapport à ses auteurs et aux comédiens appelés à les servir. Cette fois le tir a été singulièrement rectifié...

Côté auteurs Gustave Flaubert, Hector Malot, Maeterlinck – si son séjour à Saint-Wandrille et sa liaison avec la sœur de Maurice Leblanc fait du père de « L'oiseau bleu » un normand d'occasion – sont à l'honneur. De contemporains, on n'en trouve guère ou bien peu... parisianisme oblige !

Par contre du côté des interprètes, des musiciens et des metteurs en scène, les rangs sont plus serrés.

On y retrouve Laëtitia Botella, Yann Dacosta, Philippe Davenet, Pierre Delmotte, Paul Desveaux, Valérie Diome, Vincent Fouquet, Marie-Hélène Garnier, Thomas Jolly, Jean-François Levistre, Jean-Pierre Menuge, Anne-Sophie Pauchet, Alexis Peltier, Bruno Putzulu, Alexandra Rubner, Olivier Saladin, Jean-Marc Talbot, Laurent Terrier etc....

Quant aux lieux, ils mettent en valeur des salles que l'on connaît et d'autres à découvrir. Elles vont permettre au public de faire quelques belles incursions « touristico-culturelles » dans l'esprit de ces festivals qui sont en priorité destinés plus à l'extérieur qu'aux habitants du cru qui bien souvent se sentent étrangers à des manifestations « chics et chocs » dont l'intérêt est indéniable mais singulièrement limitées sur le plan local qu'il déclenche.

Une manière pour le Département qui « met le paquet » sur le plan de son investissement logistique et financier pour porter la bonne parole sur ses terres.

Notre photo : Jean- Marc Talbot et Marie-Hélène Garnier : deux normands sur leur terre

 

Toute la programmation sur : terresdeparoles.com

 

 

Lire la suite

« Somos » au CDN : la force, la jeunesse et la rage

15 Mars 2017 , Rédigé par François Vicaire

Depuis qu'elle a pris les rênes du cirque-théâtre d'Elbeuf Yveline Rapeau qui était déjà en charge de « La Brêche » de Cherbourg a mis en place – grande Normandie oblige – une plateforme constituée de deux pôles « cirque » implantés en Normandie .

 

 

Ce qui inclut des programmations dont la multiplicité ouvre de nouveaux horizons à une tradition plusieurs fois centenaire. Un peu comme ce fut le cas en son temps pour la danse contemporaine, l'air du temps favorise une évolution radicale qui bouscule les habitudes, affine les regards et révolutionne le principe même du spectacle qui s'en tient toujours à une performance sans cesse renouvelée mais lui insuffle de nouvelles respirations.

Bien sûr on pourra regretter qu'avec le départ de Roger Le Roux à Elbeuf ces nouvelles donnes, pour vivifiantes qu'elles soient imposent une culture unique alors que chacun des responsables des lieux dont il était responsable imprimait sa « patte » à des programmations dont l'originalité était liée à sa propre sensibilité et surtout à celle de la maison qu'il dirigeait.
Mais, bon, l'heure est aux regroupements et paradoxalement à l'éclatement – voire à l'éparpillement (« Terres de Paroles » est exemplaire du phénomène) - et on ne saurait se plaindre qu'il y ait trop de propositions alors qu'on déplora souvent qu'il n'y en eût pas assez.
Bref, avec le festival « Spring », les territoires normands se définissent en quatre grands rayons d'action (La Manche et l'Orne, Le territoire de Caen et la mer, l'Eure, la Métropole Rouen Normandie). Ils déploient des plaisirs qui ne sont plus exclusivement circassiens et abordent des formes d'expression qui vont du théâtre à la danse et – c'est nouveau – à la réflexion. Une manière d'ouvrir l'art du cirque à des perspectives qui échappent aux simples limites du chapiteau dans lequel il s'est cru longtemps cantonné et qui trouvait ses lettres de noblesses dans sa pérennité.

Mais le monde bouge et les pistes avec lui. Le cirque est une discipline par définition universelle. De tout temps, il a réuni des nationalités qui trouvent dans l'effort et le tour de force un nouveau langage. Il peut devenir parfois celui des signes comme le démontre le beau « Somos » de la compagnie El Nucleo dans un spectacle dont l'originalité tient beaucoup dans son discours et dans la manière de l'illustrer.

Ces six jeunes gens, originaires de Colombie et d'Italie, étaient cette semaine à « La Foudre » où on les avait déjà vus, entre autres, dans "Dios Proveera", "Wam" et "Romeo et Juliette".

Une fois encore, ils ont emballé des salles subjuguées par leur force, leur jeunesse et une rage merveilleusement contrôlée. Leur travail s'inscrit dans une mouvance résolument novatrice même si leurs prestations physiques sont, somme toute, assez classiques.

En fait, tout est dans la manière de construire un univers à la fois violent et sensuel. C'est celui de grands enfants se battant à grands jets de tampons de magnésie qui crépitent comme des balles et dont les volutes meurtrières s'évanouissent dans le feu des projecteurs.

On est loin de la sophistication des grands « banquistes» fixés par la tradition pour s'approcher au plus près d'une réalité humaine qui renouvelle le principe et le colore d'enthousiasme, de sensualité mais aussi de douleur.

C'est remarquablement construit et pensé. Les performances se succèdent, se juxtaposent, s'interposent dans des discours qui s'établissent à plusieurs niveaux y compris celui de l'humour et de la tendresse.

Le passage entre le tour de force le plus abouti et la chorégraphie à l'état pur est subtil et les enchaînements des corps et des idées déroulent une philosophie dans laquelle les changements de pied sont des changements de cap que ces jeunes gens nous font franchir allègrement.

 

Pour tout savoir sur le festival « Spring » 2017 : www.festival-spring.eu

Lire la suite

« L'île des esclaves » : l'élégante lucidité de Marivaux

13 Mars 2017 , Rédigé par François Vicaire

C'est par-delà les siècles une pièce d'une étonnante actualité.

La manipulation, les retournements de situation, les mensonges consentis et les travestissements de l'esprit, pourraient trouver leur application dans notre propre actualité faite de faux-semblants et de rebondissements pour le moins théâtraux.

Dans le jeu des pouvoirs mit en place sur cette île dont les esclaves sont les maîtres, des naufragés voient les rapports de force s'inverser radicalement et sont soumis aux règles d'une république dont les citoyens voudraient qu'elle soit harmonieuse.
Nous somme au cœur de ce XVIIIème qui commence progressivement à s'ouvrir aux « lumières » et « L'île des esclaves » répond d'une manière très directe aux préoccupations sociales sous-jacentes qui se trouvent dans l'oeuvre de Marivaux. D'une certaine manière, le propos s'apparente par bien des points à celui que Beaumarchais mettra en évidence avec une violence quasi révolutionnaire..
Mais Marivaux est un tendre. Son discours se veut dénonciateur sans être pour autant insolent et il est imprégné de résonances rousseauistes dans la volonté de construire un univers pour ainsi dire équitable et en fin de compte singulièrement idéalisé.
En réalité, cette île est assez éloignée de la Cythère de Watteau même si le réquisitoire s'enrobe d'une galanterie courtoise qui joue habilement avec les situations convenues d'un procédé cher à l'époque.

Dans la vision qu'en donne la compagnie « AKTE », et qui a fait les beaux soirs des Deux-Rives, Anne-Sophie Pauchet parvient à garder l'essentiel du fond en s'affranchissant quelque peu de la forme.

Elle le fait en jouant avec toutes les ressources qu'offre le lieu.

A l'aide de panneaux télévisuels qui font éclater l'action sans lui faire perdre pour autant son unité, portée par un climat sonore très bien venu et qui n'alourdit pas l'ensemble, sa mise en scène, à la fois innovante et respectueuse, baigne dans une alacrité qui convient parfaitement à une distribution que dominent Valérie Diome et Arnaud Troalic. Ils sont les pivots d'une jeune équipe de comédiens dont l'enthousiasme tempère les approximations de style qu'on pourrait trouver dans ce spectacle juvénile qui dérrière l'élégante désinvolture propre à Marivaux jette sur le monde de son temps – et sur le nôtre – un regard d'une lucidité incisive.

Au Rayon Vert - Saint-Valéry-en-Caux le jeudi 23 mars

Photo : Roger Legrand

 

Lire la suite